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L’amour du berger

Par: Thomas C. Simcox*

Imaginez que vous rentriez chez vous pour constater que ceux que vous aimez si tendrement ne savent pas qui vous êtes.

Stupéfait, vous voyez vos propres enfants vous repousser. Vous avez envie de les couvrir d’affection, de les encourager, les aider et les consoler. Mais eux vous méprisent et vous abandonnent.

 

Un tel rejet ne serait-il pas terriblement douloureux ? Et pourtant, c’est exactement ce qu’a expérimenté le Messie Jésus : Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu (Jean 1.11).

 

Jésus naquit dans une famille juive. Sa mère, Son père adoptif, Ses frères, Ses soeurs, Ses amis, Son patrimoine étaient tous juifs. Il s’identifia avec les Juifs, avec leurs luttes et leur situation dans un monde de Gentils. En tant que Dieu incarné, Il connaissait parfaitement leurs échecs spirituels et voyait clairement les tragédies qui les attendaient. Cependant, Il les aimait et vint sur la terre pour les secourir.

 

Son désir n’était pas seulement de remplir un ministère physique auprès du peuple qu’Il s’était choisi mais de leur offrir un jour le pardon de leurs péchés, de mettre en place le Royaume Messianique promis et d’établir le trône de David, comme Il l’avait annoncé dans les Écritures hébraïques.

 

Mais « les siens ne l’ont point reçu ». Non seulement le peuple juif ne sut pas comprendre qui Il était ni ce qu’Il venait accomplir, mais le reste du monde ne le comprit pas plus. Il était le Créateur de toutes choses, et pourtant ceux qu’Il avait créés ne le reconnurent pas.

 

Il vint vers Israël

L’idée véhiculée par les mots « les siens » est qu’Il vint vers ceux qui Lui appartenaient. Les mots sous-entendent une relation spéciale entre Jésus et ceux qui étaient à Lui.

 

Au début de Son ministère, il est clair que Jésus vint vers les brebis perdues de la maison d’Israël (Matthieu 10.6 ; 15.24). Il donna comme instructions à Ses disciples : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains (Matthieu 10.5).

 

Plus loin dans le récit, une femme cananéenne l’implora en criant : Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Sa fille était en effet cruellement tourmentée par un démon (15.22).

 

Jésus lui dit : Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. (v.26). Bien que cette réponse ne fût pas un compliment à l’égard de cette femme, elle affirmait simplement que la puissance et le ministère de Jésus—à ce moment-là—s’adressaient uniquement à la nation choisie par Dieu.

La réaction de la femme fut à la fois humble et profonde : Oui, Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres (v.27). Elle avait clairement compris de quel côté elle se trouvait et elle attendait par anticipation le reste de bénédiction qui un jour se répandrait sur les Gentils à partir du peuple juif.

 

L’Ère de l’Église n’étant encore nullement en vue, la réplique de cette femme indique qu’elle reconnaissait en Jésus le Messie et qu’elle anticipait la bénédiction du Royaume Messianique dont bénéficieront tant les Juifs que les non-Juifs au cours du millénium (Zacharie 8.23). Cette bénédiction se produira lorsqu’Israël retrouvera sa place dans son pays, lors du règne à venir du Messie. La requête de la femme fut exaucée à cause de son immense foi.

 

« L’iceberg » du péché

 À la fin de son évangile, l’apôtre Jean écrit : Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu’on écrirait (21.25).

 

Tout ce que Jésus a fait, Il l’a fait pour une raison : Sa mission était de s’occuper du problème du péché. A l’instar d’un iceberg, le péché a deux parties : celle qui est visible, généralement plus petite, et celle, plus grande, qui se trouve immergée sous la surface de l’eau. La manifestation physique du péché était visible de tous. Il y avait, par exemple, les aveugles, les sourds et les muets ; ceux qui étaient atteints de la lèpre ; ceux qui étaient possédés par des démons ; et même ceux qui étaient morts. Mais il y avait aussi la racine sous-jacente du péché, la partie invisible : le cœur humain, rebelle et éloigné de Dieu (Esaïe 59.2-3, Jérémie 17.9).

 

Jésus est venu pour s’occuper de la manifestation physique du péché afin de montrer qu’Il avait le pouvoir de traiter la racine du péché, à savoir le cœur de l’homme. Lorsqu’on amena vers Lui un paralytique, Jésus dit à ce dernier : Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés (Matthieu 9.2).

 

Lui qui connaissait les pensées de leurs cœurs dit alors à l’assistance : Car, lequel est le plus aisé, de dire : "Tes péchés sont pardonnés", ou de dire : "Lève–toi, et marche" ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés... Lève–toi, prends ton lit, et va dans ta maison (v.5-6).

 

Dieu seul peut accorder le pardon du péché. Jésus guérit le mal dont souffrait cet homme. Cependant, puisqu’Il était Dieu, Il était non seulement capable de s’occuper de l’aspect physique du péché mais aussi de pardonner le péché dans la vie et le cœur d’une personne.

Le propre cœur de Jésus était affligé par la situation du peuple juif : Voyant la foule, Il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger (Matthieu 9.36).

 

Le message du Bon Berger

Au cours de Son ministère de prédicateur itinérant, le cœur du Maître fut intensément incliné vers Sa nation bien-aimée, Israël. En Jean 10.11-14, Jésus dit :

 

Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger.

 

A l’inverse de certains des faux messies qui vinrent après Lui, Jésus ne s’enfuit pas et ne renia pas non plus Son message pour sauver Sa propre vie. Puisqu’Il était le bon berger, le vrai berger, Il offrit volontairement Sa vie pour Son troupeau. L’écriture nous dit qu’Il aurait pu appeler des milliers d’anges à Son secours (Matt. 26.53). Mais Il refusa de l’envisager. Il aimait Son peuple et lui resta fidèle jusqu’au bout.

 

Aujourd’hui, par la foi en Lui et cette expiation finale qu’a représenté le sacrifice de Sa vie, Juifs aussi bien que Gentils peuvent obtenir la rémission de leurs péchés et le cadeau de la vie éternelle (Ephésiens 1-2).

 

Les pleurs du Messie

L’écriture enseigne clairement que le Seigneur visitera Israël et l’élèvera au-dessus de toutes les nations de la Terre. Les frontières territoriales du futur Royaume messianique ont été révélées dans Genèse 15.18-21 tandis que l’ascendance du juste Souverain d’Israël fut identifiée en Genèse 49.10.

 

En 2 Samuel 7.4-17, Dieu dit au Roi David qu’Il établirait la maison de David. Et Matthieu 1.1-17 établit pour toujours que la lignée du Roi légitime se termine par Jésus. Jésus reçut le droit d’accès au trône de la part de Son père terrestre, Joseph. Luc 3.23-38 dévoile Son lien biologique avec David, très vraisemblablement par Sa mère, Marie (Miriam).

 

Même Jean-Baptiste, le messager du Roi, prêchait : Repentez–vous, car le royaume des cieux est proche (Matthieu. 3.2). La Parole de Dieu indique également que Dieu a aimé le monde entier et qu’un jour Il bénira aussi les nations non juives (Esaïe 19.23-25).

 

A l’approche de la fin de Son ministère terrestre, après qu’Il se soit donné pendant trois ans aux brebis d’Israël, Jésus entra dans Jérusalem monté sur un ânon, accomplissant la prophétie de Zacharie 9.9. Là, la plupart des gens de la foule mirent sur le sol des vêtements devant Sa monture, tandis que d’autres coupèrent des branches d’arbres et les étendirent à la manière d’un tapis (Matthieu 21.8). Les gens clamaient : « Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! » (v. 9).

 

Cependant, les chefs religieux interpellèrent Jésus : Reprends tes disciples ! (Luc 19.39). Il est clair qu’ils Le rejetaient en tant que Messie et Roi, malgré tout ce qu’Il avait fait pour authentifier Sa personne et Son message.

 

Cette entrée « triomphale » dans Jérusalem, prophétisée à l’avance, était si cruciale qu’Il répondit : « Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront ! » (v. 40).

 

Le Maître venait vers les siens et ceux-ci ne Le reconnaissaient pas. Et pourtant, même les cailloux connaissaient le Créateur et le moment de Sa venue.

 

Jésus pleura sur Jérusalem et ses habitants et fit cette complainte :

 

Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai–je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! (Matthieu 23.37)

 

Dans ce passage touchant, Jésus dévoila ce qui était véritablement dans Son cœur. Il désirait ardemment pouvoir amener Son peuple bien-aimé sous Ses ailes, avec la chaleur, la sécurité, le soin et la nourriture que sous-entend cette image. Mais, ainsi que l’avait prédit le prophète Ésaïe des siècles plus tôt :

 

Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. (Ésaïe 53.3)

 

Si seulement Son peuple avait reconnu le temps où Il vint le visiter, combien l’histoire du monde aurait été différente !

Au sujet de Thomas C. Simcox*

Thomas C. Simcox est chargé des Ressources Humaines pour les ministères d’église – Les Amis d’Israël.

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