Hanoucca : la fête des Lumières

In by Bruce Scott

C’était en 168 avant notre ère, dans une petite ville de l’ancien Israël. La lutte entre le compromis spirituel et la détermination battait son plein.

Le prêtre âgé était intraitable, son regard d’acier ferme dans sa résolution. « Sois raisonnable, vieil homme », dit le capitaine, alors que sa petite bande de soldats retenait nerveusement la foule. Le capitaine continua. « Vous connaissez nos ordres. Et vous connaissez le décret de son Excellence, le roi Antiochus Épiphane (Dieu Manifesté). » « Vous voulez dire Epimanes (le fou) », rétorqua un malin spectateur.

Le capitaine dit d’une voix rageuse, « Ça suffit ! Mattathias, vous êtes un chef respecté ici à Modin. Les gens ont les yeux fixés sur vous. C’est votre dernière chance d’être un bon exemple en présentant une offrande à Zeus, notre plus grand dieu. Je veux votre réponse finale – maintenant ! Allez-vous ou non sacrifier ce porc sur l’autel ? » Tous les yeux se tournèrent vers le rebelle obstiné. Entouré de ses cinq grands garçons – Jean, Siméon, Juda (appelé Maccabée), Éléazar, et Jonathan – Mattathias se leva, comme si ce défi avait renouvelé ses forces.

La foule retint son souffle alors que l’homme âgé faisait un pas en avant. D’un pas ferme et d’une allure décidée, il dit : « Même si toutes les nations qui vivent sous le règne du roi lui obéissent et choisissent de se plier à ses commandements en s’éloignant de la religion de leurs pères, moi et mes fils, ainsi que mes frères, nous vivrons selon l’alliance de nos pères. Nous n’abandonnerons pas la loi et les ordonnances. Nous n’obéirons pas aux paroles du roi en nous détournant de notre religion ».

« Très bien », siffla le capitaine. « Vous payerez de votre vie pour votre insolence ». « Attendez, capitaine », dit un homme en s’avançant. « Nous, les Juifs, ne sommes pas si intraitables que nous ne puissions être conciliants envers nos amis syriens et leurs coutumes grecques. Je sacrifierai votre porc ». L’homme prit le couteau, regarda autour de lui comme s’il cherchait l’approbation, et s’approcha de l’animal qui était couché sur l’autel. La foule était silencieuse alors qu’un sourire de satisfaction traversait le visage de cet homme.

Soudainement, un cri furieux retentit derrière lui. C’était la voix de Mattathias. « Non » ! s’écria-t-il, s’élançant vers le lieu de sacrifice. Sortant une épée de sa tunique, Mattathias transperça l’apostat horrifié. Voyant le courage de leur père, ses cinq fils sortirent leur épée et se jetèrent sur le capitaine et ses troupes. La bataille fut terminée en quelques minutes.

Dégoûté, Mattathias démolit l’hôtel avec son sacrifice profane. Ensuite, se tenant au dessus de ses adversaires vaincus, il cria à tous les badauds timides : « Que ceux d’entre vous qui êtes zélés pour les lois de ce pays et pour l’adoration de Dieu me suivent ! » Et sur ce, Mattathias et ses cinq fils filèrent à toute allure dans les collines, commençant une guérilla prolongée contre les troupes syriennes et leur roi Antiochus Épiphane.

Cette histoire raconte une période étonnante de l’histoire juive. Les événements qui suivirent cet épisode eurent pour résultat l’institution d’une des fêtes les plus célébrées en Israël, la fête d’hiver de Hanoucca ou fête des Lumières.

L’origine et la description de Hanoucca

La fête de Hanoucca (lit. Dédicace) n’est pas une fête instituée par Dieu. C’est une fête instituée par l’homme afin de commémorer une grande victoire militaire et un exploit spirituel du peuple juif pendant une des plus sombres périodes de son histoire.

L’événement eut lieu pendant les 400 ans qui séparent l’Ancien et le Nouveau Testament, période au cours de laquelle la nation d’Israël vécut des changements dramatiques. Le plus grand changement survint lorsqu’un jeune macédonien, le général Alexandre le Grand, conquit, avant qu’il ait 33 ans, la plus grande partie du monde connu d’alors. Le territoire assujetti comprenait le pays d’Israël.

Alexandre était un soldat impitoyable, mais également un diplomate rusé. Il comprit que le meilleur moyen d’assurer un royaume uni serait de créer une culture universelle basée sur la même langue, les mêmes philosophies, les mêmes plaisirs, et l’adoration des mêmes dieux. Les armes les plus puissantes qu’Alexandre avait à sa disposition étaient l’influence et l’infiltration de la culture grecque ainsi que son mode de vie. Il les utilisa à fond. Ceci affecta, bien sûr, la nation d’Israël. C’est dans ce contexte de changement d’identité culturelle complet que le peuple de Dieu fit face à son plus grand défi et sa plus grande menace.

Après qu’Alexandre mourut à l’âge de 33 ans, suite à une vie de débauche, son royaume fut divisé entre ses quatre généraux. Deux dynasties en découlèrent : la dynastie des Ptolémés et celle des Sélucides. L’empire des Ptolémés avait sa capitale à Alexandrie, en Egypte alors que l’empire Sélucide avait pour capitale Antioche, en Syrie. Israël se trouvait au milieu de ces deux royaumes opposés et portait le poids de leur animosité. La période la plus difficile pour Israël survint lorsque le chef Sélucide Antiochus IV (ou Épiphanes, comme il s’était lui-même surnommé), vint au pouvoir. En 168 avant notre ère, Antiochus s’embarqua pour une expédition en Egypte afin de vaincre son rival de longue date. Il eut quelques succès dans ses efforts de guerre ; cependant, alors qu’il s’apprêtait à donner le coup de grâce, une puissance venant de l’ouest interrompit ses plans. Rome demanda qu’il cesse sa campagne militaire contre l’Egypte et qu’il retourne en Syrie. S’il n’obéissait pas, ses forces subiraient la colère de Rome dans toute sa fureur.

Antiochus n’avait pas le choix et quitta l’Egypte contre son gré. En retournant en Syrie, il trouva le moyen d’assouvir sa déception et sa colère. En traversant le pays d’Israël, il décida d’établir une série de lois afin de se débarrasser des problèmes qu’il avait avec le peuple juif. Réaffirmant le rêve d’Alexandre de faire un peuple à travers une culture, Antiochus décréta que les Juifs devaient changer. A compter de ce jour, les Juifs n’avaient plus le droit, sous peine de mort, de circoncire leurs nouveaux-nés, de célébrer leurs fêtes juives, d’observer le Sabbat, d’offrir les sacrifices quotidiens, et de lire ou posséder une Torah. En plus, chaque localité devait ériger un autel dédié à Zeus, le dieu suprême grec. Sur ces autels, ils étaient contraints de sacrifier un cochon – bien évidemment un animal impur et odieux aux yeux des Juifs – et de rendre hommage aux divinités grecques. Afin d’imposer ces nouvelles coutumes, Antiochus se rendit dans le Temple juif à Jérusalem, déroba les objets sacrés, mit une image de Zeus sur l’autel de bronze et sacrifia un porc devant tout le monde. La date était le 25e jour de Kislev, en 168 avant notre ère.

Ce revirement des circonstances stupéfia la population juive. Elle devait montrer son allégeance d’une façon ou d’une autre. Il ne pouvait pas y avoir de demi-mesure. Elle allait devoir choisir entre suivre le Seigneur et garder ses préceptes, en payant de sa vie, ou se plier aux pressions et adopter les coutumes grecques. C’était une décision très difficile.

Plusieurs Israélites décidèrent de faire des compromis. En pesant le pour et le contre, ils se dirent qu’il valait mieux être un apostat vivant qu’un orthodoxe mort. Ceux qui choisissaient d’accepter la culture grecque prenaient souvent des noms grecs. Ils étudiaient la littérature et la philosophie grecques. Ils allaient au nouveau gymnase à Jérusalem, où les athlètes participaient à des événements sportifs complètement nus devant l’auditoire. Quelques athlètes juifs allaient jusqu’à avoir une opération chirurgicale afin de cacher leur circoncision. Ceux qui se laissaient influencer par la culture grecque étaient connus sous le nom de Juifs hellénisés. Ils n’étaient pas appréciés des autres Juifs, qui ne voulaient pas les imiter et qui s’efforçaient de garder les coutumes et les lois traditionnelles. La mauvaise volonté de ces deux groupes se faisait ressentir même dans l’église primitive. Dans Actes 6.1, nous voyons les veuves des Juifs hellénisés qui étaient délaissées par les Juifs hébraïques dans le service quotidien de la nourriture. C’est peu de choses sans doute, mais ceci laisse entrevoir les tensions et les préjugés qui existaient entre ces deux camps. Ceux qui ne se pliaient pas aux décrets d’Antiochus étaient brutalement torturés et tués. Antiochus tenait parole à cet égard. Des milliers périrent à cause de ses décisions cruelles.

Peu après qu’Antiochus ait promulgué ce décret et souillé le Temple, un groupe de ses acolytes vint dans la petite ville de Modin, au nord de Jérusalem, où vivaient Mattathias et ses cinq fils. Suite à l’événement de l’autel décrit en introduction, Mattathias s’enfuit dans les collines avec ses fils et tous ceux qui choisirent de les suivre. Pendant cette année-là, Mattathias attaqua les avant-postes syriens, détruisit les idoles étrangères ainsi que leurs autels et fit circoncire les jeunes garçons. Il mourut avant la fin de l’année, non sans avoir confié l’armée à son fils Juda Maccabée. Ce fut un choix judicieux.

Juda et ses hommes furent bientôt confrontés à une bataille avec les Syriens. Alors que tout était contre eux, avec parfois des armées ennemies treize fois plus nombreuses que la leur, Juda et ses hommes devinrent des guerriers chevronnés. Suite à l’une de ces batailles, Juda informa ses troupes qu’il était temps d’aller à Jérusalem. Ce qu’ils virent en allant au Mont du Temple en fit pleurer plusieurs. Les portes du Temple étaient brûlées. Les rideaux sacrés étaient déchirés. Le Temple était abandonné depuis plusieurs années. L’autel des sacrifices était souillé par l’idole de Zeus et les restes de porcs sacrifiés. C’était une scène trop difficile à supporter.

En dépit des circonstances dangereuses, Juda le Maccabée rallia ses troupes. Il leur demanda de nettoyer le Temple et de le consacrer de nouveau à Dieu. Les jours qui suivirent furent remplis d’activités. Ils purifièrent le Temple. Ils construisirent un nouveau chandelier, une nouvelle table pour le pain, un nouvel autel pour l’encens, de nouveaux rideaux, de nouvelles portes. Ils démantelèrent le vieil autel pour les sacrifices et le remplacèrent par un nouvel autel fait de pierres non taillées.

Enfin, la tâche était accomplie. Le 25e jour de Kislev, en 165 avant notre ère, exactement trois ans après qu’il eût été souillé par Antiochus et ses troupes, le Temple nettoyé fut dédié par Juda et le peuple d’Israël. Il fut dédié non à Zeus ou à Apollon, mais au Dieu éternel d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Ce fut une fête solennelle. Ce fut également un moment de réjouissance. La célébration dura huit jours et il y eut de la musique, des festins, de l’adoration et des louanges rendues à Dieu. Juda décréta que cette fête devrait être célébrée chaque année, pendant huit jours, en mémoire de la « restauration du Temple ». Voilà comment la fête de la Dédicace ou Hanoucca fut instituée.

On s’est parfois demandé pourquoi les Maccabées choisirent de fixer à huit jours la durée de Hanoucca. Selon une légende, lorsque les Maccabées vinrent dans le Temple, ils ne trouvèrent qu’une fiole d’huile consacrée avec laquelle allumer la flamme éternelle du chandelier. La légende raconte que, miraculeusement, l’huile dura huit jours, donnant assez de temps pour en préparer d’autres. Cette histoire ne se trouve pas dans les plus anciens récits qui relatent ces événements. Le miracle de l’huile a probablement été ajouté à l’histoire de Hanoucca afin d’aider à perpétuer la célébration de cette fête. Ce n’était pas nécessaire cependant, car le vrai miracle de l’histoire est plutôt la manière dont Dieu protégea Son peuple et le délivra des ennemis qui l’opprimaient. Cependant, le miracle légendaire de l’huile est la raison que le peuple juif donne de nos jours pour expliquer pourquoi Hanoucca est célébré pendant huit jours.

La fête de Hanoucca

À partir du 25e jour de mois de Kislev (calendrier lunaire utilisé par le peuple juif qui correspond au mois de novembre-décembre du calendrier solaire), Hanoucca est observé pendant huit jours. Même si à l’origine c’était une fête moins importante que les fêtes bibliques, de nos jours c’est, avec la Pâque, l’une des deux fêtes les plus observées parmi la plupart des Juifs. Hanoucca est un temps joyeux avec de bons repas, des réunions familiales, et des jeux pour les enfants. On peut travailler pendant la saison de Hanoucca, mais cela n’est pas encouragé.

Hanoucca commence dans la famille avec l’allumage des bougies de fêtes. Le chandelier utilisé est unique. Le chandelier de Hanoucca, ou ‘hanouccia, a neuf branches. Une chandelle est ajoutée chaque soir en mémoire des huit jours pendant lesquels l’huile aurait duré au temps des Maccabées. La neuvième chandelle, appelée le shammash (serviteur), est utilisée pour allumer les huit autres. La ménora est normalement placée près d’une fenêtre afin que sa lumière témoigne du miracle qui survint il y a si longtemps. Après avoir allumé la ménora, la famille chante des cantiques. Un des cantiques traditionnels est intitulé Maoz Tzur, et celui-ci parle de la puissance de Dieu à délivrer.

Des repas particuliers font partie de cette fête. Des plats frits dans l’huile, tels que les crêpes de pommes de terre (latkes), sont consommés avec de la purée de pommes. En Israël, on mange des beignets (doughnuts).

Plus tard dans la soirée, le moment tant attendu des enfants finit par arriver. Des cadeaux de Hanoucca sont échangés. Certains parents donnent tous les cadeaux le premier soir, alors que d’autres les étalent pendant huit jours. Les enfants reçoivent souvent ce qui est appelé gelt (argent) de Hanoucca, parfois en forme de pièces faites en chocolat et parfois en vraies pièces.

Outre les cadeaux, les enfants jouent à faire tourner une toupie appelée la dreidel. Cette toupie a quatre côtés. Les enfants la font tourner pour voir qui va gagner. L’enjeu est soit des bonbons, soit des pièces, soit d’autres choses. Sur chacune des facettes de cette toupie se trouve une lettre hébraïque. Les quatre lettres composent un acrostiche qui représente la phrase suivante : « Un grand miracle est arrivé ici ».

En Israël, Hanoucca est également célébrée par une course de relais avec torches, partant de l’ancienne ville de Modin et allant jusqu’à la ville de Jérusalem. De grandes ménoras de Hanoucca sont placées sur les bâtiments publics. Parfois l’oratorio d’Haendel, Juda Maccabée, est joué.

Nul doute que la façon dont cette fête de Hanoucca est célébrée a largement été influencée par la fête de Noël. Les deux fêtes sont célébrées à peu près en même temps. Les deux comprennent des repas de famille pleins de gaieté et de bons voeux. Il a été difficile pour la minorité juive vivant au milieu d’une grande majorité de non-Juifs de garder l’identité distincte de la fête juive de Hanoucca pendant cette saison. Entourée de chants de Noël, de crèches de Noël, d’arbres de Noël, etc., il a été difficile de ne pas incorporer un peu de l’esprit de Noël dans la célébration de Hanoucca. Certaines familles juives apportent même un arbre de Noël ou un arbuste de Hanoucca dans leur maison, qu’elles décorent comme toute famille non-juive le ferait. D’autres familles essayent de résister à la tentation. Un auteur juif a écrit : « Apprécier ne veut pas dire s’approprier une chose ou une pratique. Parce que l’appropriation mène à la confusion, à la perte d’identité, et ensuite à l’assimilation. Et l’assimilation est exactement ce que les Maccabées et leurs descendants ont essayé d’éviter S’approprier la fête de Noël équivaudrait à donner la victoire posthume à Antiochus. Noël n’a pas sa place dans un foyer juif ».

Tout ce que cet auteur dit est valable, sauf que l’origine de la fête de Noël est la naissance du Christ. Si Jésus est le Messie, tout comme Il l’a affirmé, alors l’incorporation d’une célébration de sa naissance dans les festivités de Hanoucca ne serait pas une négation de la foi juive, mais plutôt une affirmation culminante de celle-ci. Ce serait une assimilation dans la vérité, ce qui n’est pas à éviter mais à adopter.

Le présage de Hanoucca

Hanoucca et Noël sont semblables si on considère leur proximité dans le calendrier, l’échange des cadeaux, les lumières, ainsi que leur thème commun – les miracles. Les chrétiens selon la Bible croient également que sans Hanoucca, il n’y aurait pas de fête de Noël. Si Dieu n’avait pas préservé le peuple juif (ainsi qu’il était promis dans Jérémie 31.35-36) pendant les événements qui entourent Hanoucca, alors Jésus de Nazareth ne serait pas né et n’aurait pas pu affirmer ses attributs messianiques.

Ce n’était pas par hasard que Jésus a choisi l’occasion de Hanoucca (Jean 10.22 Or, on célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace, et c’était l’hiver) pour faire l’une de ses plus étonnantes déclarations. Il a dit : Moi et mon Père, nous sommes un (Jean 10.30). Jésus affirmait la vérité qu’il n’y a qu’un seul Dieu, mais qu’il existe en plusieurs personnes, Lui-même étant l’une de ces personnes. Comment pouvait-Il affirmer une telle chose ? La réponse se trouve dans le tombeau vide. C’est sur ce point que l’apparition de Jésus à Hanoucca devient importante. Antiochus IV déclara être Dieu. Jésus aussi. La différence étant que Antiochus IV est mort et n’est pas revenu à la vie. Jésus le Messie, cependant, est bien vivant.

Comme la ménora de Hanoucca, le Messie vint en tant que lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël (Luc 2.32). Jésus lui-même l’a dit, Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie (Jean 8.12). Comme le shammash (la chandelle qui sert), le Messie est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Matthieu 20.28).

À cause de la mort et de la résurrection du Messie, un grand miracle est arrivé. Pour tous ceux qui croiraient, c’est la bonne nouvelle de Hanoucca.