Pourim: Pas une fête secondaire!

In by Peter Colón

Un vieux proverbe yiddish, traduit en français, dit ceci :rn« Tout comme une température élevée n’implique pas nécessairement une maladie grave, de même Pourim n’est pas une fête >>. Ce qui veut dire que, pour certains, la fête de Pourim est une fête secondaire. Il est vrai que Pourim, une célébration basée sur les événements du livre d ‘Esther, n’ait pas partie de la liste de Lévitique 23, mais ses trois certitudes importantes pour Israël et pour les croyants au Messie ne devraient pas être négligées.rn

La première certitude : LA  PERSECUTION

« If considéra avec dédain l’idée de porter  la  main  sur  le seul Mardochée – on lui avait signalé, en effet, le peuple auquel appartenait Mardochée et Hamon entreprit d’exterminer de tout le royaume d’Assuérus tous les Juifs, le peuple  de Mardochée. » Esther 3 : 6. Le sort fut jeté, et le 14e jour du mois d’Adar (généralement   en   Mars)  fut choisi pour ce génocide. « Le premier mois – qui est le mois de Nisan – la douzième année du règne d’Assuérus, en présence de Haman, on jeta le Pour, c’est-à-dire le sort, sur chaque jour, du premier au douzième mois – qui est le mois d’Adar. » Esther 3 : 7. À la fin cependant, le complot diabolique de Hamon fut déjoué. « On pendit Hamon à la potence qu’il avait préparée pour   Mardochée.   Alors  la fureur du roi s’apaisa.  »  Esther 7:10. Depuis ce temps-là,  Dieu (dont le nom n’est pas mentionné   dans le   livre) fut célébré  par  un souvenir  annuel et une célébration  appelée Pourim. A cause d’une amertume personnelle contre Mardochée, Hamon essaya de détruire tous  les Juifs de Suse.

« On garderait  le souvenir et la célébration de ces journées, de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province,  dans chaque ville.  Ces jours  de Pourim sont irrévocables chez les Juifs, leur souvenir ne se perdra pas  chez leurs descendants. » Esther 9 : 28.

Le nom Pourim ne provient pas de la langue hébraïque et il signifie « sorts » (voir Esther 3 : 7 ; 9 : 24, 26). Il

s’agit  d’une  des  plus  joyeuses fêtes  d’Israël, célébrée  avec  de petits  instruments  qui    font beaucoup  de  bruit,   des  pièces de théâtre, des mascarades et la gaieté   générale. Le jour de jeûne est suivi d’un repas de fête pendant   lequel   on   consomme des  hamantaschen  (une pâtisserie   nommée   d’après   le méchant    Hamon),   du pain hallah,  ainsi  que  des  kreplach (pâtisserie  fourrée  de  viande). Des cadeaux  de sucreries  et de vin sont également échangés, et des   aumônes   sont   faites   aux pauvres.

Dieu a choisi Son peuple Israël afin qu’il reçoive Sa révélation. Satan a recherché la­ destruction du peuple de Dieu depuis  ce  temps-là.   «  Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Éternel s’est attaché à vous et qu’il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples.  Mais parce que l’Éternel vous aime, parce qu’il a voulu tenir le serment qu’il avait fait à vos pères, l’Éternel vous a fait sortir à main forte, vous a libérés  de la maison   de servitude, de la main du Pharaon, roi d’Égypte » Deutéronome    7   :   7-8.    Les Hamans  et  les  Hitlers  peuvent venir, mais l’Éternel Dieu délivre Israël de leurs mains.

Les vrais disciples de Jésus­ Christ   peuvent  également s’attendre à la colère ainsi qu’à l’animosité de la part   des Hamans de ce monde.  « Tous ceux d’ailleurs  qui  veulent  vivre pieusement en               Christ-Jésus seront persécutés.  »  Il Timothée 3 : 12.  C’est  pourquoi il est écrit : « Ne vous étonnez pas, frères, si le monde a de la haine pour vous. » 1 Jean 3 : 13. Un jour, Israël sera délivré de tous ses ennemis. « En ce jour-là, je chercherai à détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem. » Zacharie 12 : 9. L’affliction    endurée    pour   le

Seigneur    rendra    finalement gloire à Dieu : « Bien-aimés, ne soyez    pas     surpris     de     la fournaise  qui  sévit  parmi   vous pour  vous  éprouver,  comme  s’il vous   arrivait   quelque   chose d’étrange.         Au     contraire, réjouissez-vous   de   participer aux  souffrances   du  Christ,  afin de   vous   réjouir   aussi,   avec allégresse,  lors  de  la  révélation de   sa   gloire.  Si   vous   êtes  outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, car l’Esprit de gloire, l’esprit de Dieu repose sur vous ! Que nul de vous ne souffre comme  meurtrier, comme voleur,  comme malfaiteur ou comme se mêlant des affaires d’autrui ; mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en rougisse pas ; qu’il glorifie plutôt Dieu à cause de ce nom. » I Pierre 4 : 12-16.

La deuxième certitude : LA PROVIDENCE

Entre toutes les femmes de Suse,   Esther   fut  choisie pour être  reine.   « Le  roi  aima Esther plus que toutes  les femmes et elle gagna sa faveur et sa bienveillance plus que toutes les vierges.» (Esther2: 17). Dieu,  dans  Sa  souveraineté,  la plaça dans une position unique afin d’influencer le roi et sauver le peuple juif. « Va rassembler tous les Juifs qui se trouvent  à Suse.  Jeûnez à mon intention, sans  manger  ni  boire pendant trois jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Moi aussi je jeûnerai de même avec mes jeunes servantes. Dans ces conditions, j’irai chez le roi malgré la loi. Si c’est pour ma perte, je périrai. » Esther 4 : 16.

Aucun de ces  événements n’arriva par accident. Tous faisaient partie de la providence de Dieu « pour une occasion comme celle-ci. » Esther 4 : 14.

A travers,  l’histoire   d’Israël, le témoignage de la protection divine envers Son peuple est manifesté. Ce fait n’est nulle part plus évident que dans le livre d’Esther. Les croyants  peuvent  apprendre la leçon   importante  que  ce  n’est pas par l’effet du hasard s’ils se trouvent  là où  ils  sont.     « Pour une occasion  comme  celle-ci  », voilà  encore  un  défi  à  relever pour les croyants en Jésus-Christ de  nos  jours  – spécialement  en temps  de crise.  « Nous  savons, du   reste,  que   toutes  choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » Romains 8 : 28.

La troisième certitude : LA PRESERVATION

C’est  le  «  Dieu  caché  de Pourim», comme les rabbins l’appellent, qui illustre le mieux le fait de la préservation. Les Juifs  de Suse furent  délivrés de   la   destruction   grâce   à   la promesse   d’une   descendance perpétuelle de la nation d’Israël.

« …car tout le pays  que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance pour toujours. Je rendrai ta descendance comme la poussière de fa terre, en sorte qu’on ne pourra pas plus la compter que l’on ne peut compter la poussière  de  la terre.  »    Genèse   13  :  15-16. Cette promesse comporte la protection   divine   sur    Israël. «  Voici,  il  ne  sommeille  ni ne dort,  celui  qui  garde  Israël. » Psaume 121 : 4.

A travers l’histoire, les antisémites ont détesté le livre d’Esther. A la fin  des  années trente, les nazis en défendirent la lecture    dans    les    camps    de détention.     Pendant  la  SHOAH (plus    connue    sous    le    nom d’Holocauste) ,  les  détenus  juifs d’Auschwitz, Dachau, Treblinka et Bergen-Belsen  écrivirent  le  livre d’Esther    de    mémoire    et    le récitèrent en  secret  pour  Pourim. Sans aucun doute, ce livre a été lu à  d’autres  moments  en tant  que source d’encouragement.  Dans le livre  des   Romains,  les  croyants peuvent   également   trouver   de l’encouragement malgré les circonstances difficiles de la vie.

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« Qui nous séparera de l’amour de Christ ? !.A tribulation ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée ? Selon qu’il est écrit : À cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. » Romains 8 : 35 – 39.

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